Historique





Construction
L’emplacement de la base et l’orientation de la piste ont été confirmés par les autorités canadiennes et françaises pendant l’été 1952.
La base de 315 hectares était prévue pour abriter près de 150 officiers et 1000 hommes du rang.
En octobre 1952, les travaux de construction de la piste débutèrent et 8 mois plus tard, une piste de 2 400 mètres au standard OTAN était terminée.
Un terrain de 14 hectares a été acquis en 1956 à un kilomètre au nord de la piste pour la construction d’un dépôt de munitions.
La piste fut rallongée en 1956 pour atteindre une longueur de 2 700 mètres. Un taxiway de 2 164 mètres avait été construit parallèlement à la piste.
Base opérationnelle
En avril 1955, la première escadre de l’Aviation royale du Canada stationnée depuis février 1952 à North Luffenham en Angleterre déménagea sur la base de Marville. L’escadre comportait trois escadrons volant sur Sabre Mk 5.

En 1956, l’escadron dissous fut remplacé par des CF-100 Canuck.


Ils changèrent de monture en 1962 pour passer sur le nouveau chasseur supersonique CF-104 Starfighter.
Les missions passent de la défense aérienne sur Sabre et Canuck au bombardement nucléaire tactique sur Starfighter. La demande du gouvernement français en 1963 de faire passer toutes les armes et vecteurs nucléaires stationnés en France sous commandement de la France entraînèrent un nouveau changement de mission pour les deux escadrons de la 1re Escadre de Marville. À partir de cette date, ils se consacrèrent aux missions de reconnaissance uniquement.
A noter que les militaires canadiens et leurs familles étaient logées à Longuyon à une quinzaine de kilomètres de la base, dans un ensemble immobilier établi sur 11 hectares, composé de 7 bâtiments collectifs (400 logements) : la résidence canadienne
L’aérodrome de Rocroi au nord de Charleville construit en 1956 sert de base aérienne de dispersion pour la 1re Escadre.
Départ des Canadiens
En mars 1966, le général de Gaulle annonça le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN : toutes les forces américaines et canadiennes devaient quitter le territoire français. Les escadrons quittèrent définitivement Marville.
La base de Marville fut rendue à la France après le départ des CF-104. L’armée de l’air française utilisa la base aérienne pour l’entraînement pendant quelque temps. En 1970, deux hangars furent démontés pour être réutilisés ailleurs dont l’un sur l’ancienne base de l’USAF d’Etain-Rouvres Air Base utilisé par les hélicoptères de l’ALAT. Les hangars du nord de la base furent utilisés par l’armée française jusqu’en 2002.
Marville RCAF air base 1954-1967 (nombreuses Photos)
La Centrale Photovoltaïque
Mise en service en 2021, la centrale solaire photovoltaïque de Marville, d’une puissance de 152 MW (364 000 panneaux photovoltaïques sur 155 hectares), est la seconde plus grande centrale solaire photovoltaïque de France.
La partie « Est » est portée par Enerparc, une société allemande avec une construction assurée par Bouygues énergie et services.
La partie « Ouest » est portée par Thirdstep Energy (TSE), une entreprise française avec une construction assurée par SPIE.

